Agriculture traditionnelle vs Agriculture moderne : laquelle est plus écologique ?

Avec l’avènement de la modernisation et de la mondialisation, l’agriculture traditionnelle a progressivement laissé place à une agriculture moderne. Laquelle de ces deux formes d’agriculture est plus écologique ? Cette réponse vous a peut-être déjà effleuré l’esprit. Trouvez sa réponse après lecture de cet article.

L’agriculture traditionnelle

L’agriculture est dite traditionnelle lorsqu’elle est basée sur les techniques archaïques utilisées il y a quelques décennies. À cause de la très faible productivité qui résulte de cette forme d’agriculture, elle est dite  »de subsistance ». C’est dire qu’elle ne suffit qu’à la consommation de la population et il n’y a pas possibilité de commercialiser. L’agriculture traditionnelle est associée à une économie domestique fermée, dite économie de besoin. C’est un système basé sur la polyculture et l’élevage. L’agriculture traditionnelle utilise essentiellement les engrais organiques (fumier) et d’autres sources (guano, cendres) pour enrichir le sol.

Le défrichage de la terre se fait à l’aide de la houe et du coupe-coupe ; la plantation est faite manuellement et la récolte aussi. Les cultures sont parfois dévorées pas les insectes, réduisant considérablement une productivité déjà faible au départ. Cependant, au XXe siècle, de nombreuses structures de recherches se sont mises en place dans le domaine agricole. Alors,  des chercheurs ont commencé par travailler à mettre à disposition des exploitants agricoles, des outils et techniques nécessaires pour le développement de l’agriculture.

L’agriculture moderne

Les insuffisances de l’agriculture traditionnelle ont conduit à des études et recherches pour améliorer la productivité. Il en résulte une nouvelle forme d’agriculture ; c’est l’agriculture moderne. Cette dernière a vu le jour en grande partie en raison du développement du machinisme agricole. D’autres facteurs sont le développement des techniques de sélection des espèces végétales. Il y a aussi la mise au point de nouveaux engrais et produits de protection des plantes plus performants. Ces derniers  favorisent la préservation de l’environnement.

Il y a également le développement de la pratique agricole avec des outils du numérique et des nouvelles technologies (drones, robots). Toutes les décisions sont donc désormais basées sur les données. Ainsi, on note une intervention à tous les niveaux de la chaîne agricole :

  • la préparation de la terre est assistée par des matériels plus pratiques (charrue, déchaumeuse)
  • la plantation est faite avec des semoirs sophistiqués et des planteuses 
  • pour la fertilisation du sol, il est utilisé désormais utilisé des épandeurs ou distributeurs d’engrais 
  • pour la lutte contre les ennemis des cultures, il est utilisé des produits chimiques qui sont appliqués à l’aide d’un pulvérisateur
  • la récolte est faite à l’aide des machines de récolte (à chaque culture, sa machine de récolte)
  • il est aussi utilisé des gènes pour les cultures afin d’améliorer la productivité. Cette technique conduit à l’obtention des produits OGM (organisme génétiquement modifié). En allant plus loin dans les recherches, on découvre le nom de la bactérie utilisée pour transférer et intégrer les gènes désirés au niveau des plantes ; c’est l’agrobacterium tumefaciens.

Agriculture et écologie

Il est vrai que l’agriculture traditionnelle présente des lacunes que celle moderne a pour but de corriger. Cependant, l’agriculture moderne utilise parfois des moyens nuisibles à l’environnement. Pour exemple, les pesticides utilisés sont nuisibles pour le sol et aussi pour la santé de ceux qui consomment les produits. Le poids des nombreux engins utilisés entraîne la dégradation du sol. Aussi, les bactéries utilisées pour obtenir l’expression des caractères précis chez les plantes leur enlèvent tout leur caractère naturel. Et cela affecte la santé des consommateurs.

Le nombre croissant de personnes portant des cancers est une statistique qui doit faire réfléchir. Plus d’une voix se lèvent pour contester l’idéologie productiviste aux conséquences mal maîtrisées sur la qualité des produits et l’environnement. Le défi qui se présente aujourd’hui est de corriger les insuffisances de l’agriculture traditionnelle. Pour cela, il faut utiliser des moyens et méthodes qui n’auront de conséquence ni sur l’environnement de la culture ni sur les consommateurs des produits.

On retient donc que l’agriculture traditionnelle est la plus écologique. Mais elle doit être améliorée dans un esprit de préservation de la santé de l’homme et de son environnement.